Le feuilleton du nombre d'équipes sur la ligne de départ...
pour la prochaine saison de Proligue vient de connaître un nouvel épisode qui pourrait bien être le dernier.
Que tous ceux qui ont "souffert" pour suivre de façon précise le déroulement de la saison de Proligue 2024-2025 se déroulant à 15 clubs ne se réjouissent pas trop vite. Il semblerait bien effectivement que rien ne change de ce côté-là pour la saison prochaine. Même s'il reste une infime chance du contraire, on semble se diriger tout droit vers exactement la même formule pour la saison 2025-2026. Toujours pas moyen donc d'avoir une Proligue au complet. Il y a un tout juste un mois (réunion du 11 juin), alors que la CNACG avait refusé toute montée en Proligue et rétrogradé Nancy handball, il ne restait plus que 13 formations sur la ligne de départ en tenant compte de la descente actée sur le terrain du SCO Angers. Mais, comme adour-presse.com vous l'annonçait, le SCO Angers avait alors décidé, de façon parfaitement habile et légitime de déposer un nouveau dossier de repêchage. Nous vous annoncions également que celui-ci avait toutes les chances d'aboutir du fait de la santé financière correcte de la formation du Maine-et-Loire. Sans grosse surprise, le SCO a bien été repêché, faisant ainsi remonter le nombre de formations sur la ligne de départ à 14.
Saintes vraisemblablement promu
Mardi 8 juillet, le jury d'appel de la FFHB instruisait les appels de Saintes, en vue de l'acceptation de sa montée en Proligue et de Nancy, en vue de l'annulation de sa rétrogradation. À l'issue de la réunion, les Charentais pouvaient avoir le sourire, les Lorrains beaucoup moins. Côté Saintes tout d'abord, le jury a estimé "qu'au vu des nouveaux éléments qui lui ont été soumis l'US Saintes présentait désormais une situation financière compatible avec les contraintes économiques et l'équité sportive du championnat de Proligue". Désormais, il ne reste plus à l'US Saintes qu'à justifier , dans les prochaines semaines, du respect des critères notamment sportifs, structurels et infrastructurels nécessaires à la délivrance du statut du club professionnel par le Comité Directeur de la LNH. Le plus gros du chemin semble donc accompli et l'US Saintes devrait donc être le 15e élève de la proligue 2025-2026. En revanche, la commission a été impitoyable avec le Nancy Handball, en confirmant la décision prise en première instance par la CNACG.
Nancy probablement rétrogradé
Pourtant quelques heures après la mauvaise nouvelle, le club lorrain devait annoncer lors de son Assemblée générale ordinaire "une augmentation substantielle de capital", qualifiée de "plus capitale de l'histoire du Nancy Handball." Il faut dire que Nancy partait probablement de beaucoup trop loin. Le déficit à combler se montait en effet en fin de saison dernière à 375 000 €, en face l'augmentation actionnariale s'élevait aux alentours de 90 000 euros. La commission a eu "la dent dure" et la "main lourde" envers le club lorrain. Pour elle, la trésorerie du club est apparue fragile et surtout conditionnée à une importante dépendance du club face à son principal partenaire, NOVAMUT, représentant à lui seul plus de la moitié des partenaires privés à 380 000 €. Nancy paye aussi ses difficultés précédentes, comme par exemple ses importantes "ardoises" fiscales et sociales, soit 565 000 €, lesquelles dettes font l'objet d'un étalonnement de remboursement jusqu'à février 2028. Les chances de revoir Nancy handball dans le monde professionnel sont donc très minces. Les Lorrains ont annoncé qu'ils tenteront toutefois d'abattre une ultime carte en saisissant le CNOSF... mais les chances de survie de Nancy en proligue semblent aussi minces qu'une feuille de papier à cigarette. On devrait donc repartir avec une proligue à 15 équipes, avec un exempt lors de chaque journée et 28 journées sur 30 avec des équipes possédant un match en moins par rapport à d'autres. Tant pis pour la bonne lisibilité du classement, mais la CNACG ne ressort-elle pas grandie par rapport à sa cousine DNCG du football ? La question mérite d'être posée et le handball français professionnel démontre que la Loi est la même pour tout le monde et peut légitimement s'en enorgueillir.
Fabrice Borowczyk





